1.1 Le Vicariat du Brabant wallon.

1. Rôle du Vicariat.

a) En 1962, le cardinal Léon-Joseph SUENENS, divisant l’Archidiocèse de Malines-Bruxelles en trois Vicariats territoriaux (Brabant flamand, Bruxelles et Brabant wallon), créa ainsi le Vica­riat général du Brabant wallon. Le territoire du Vicariat correspond à la jeune Province (1992) du Brabant wallon.

En 1982, le cardinal Godfried DANNEELS, Archevêque de Malines-Bruxelles, confia chacun de ces vicariats à un Évêque auxiliaire qui, pour le Brabant wallon, est depuis 2011 Mgr Jean-Luc HUDSYN, sous l’autorité de l’Archevêque de Malines-Bruxelles, le cardinal Jozef DE KESEL.

Dans l’exercice de sa mission épiscopale, Mgr HUDSYN est aidé par différents conseils ( Bureau du Vicariat, Collège des doyens, Conseil presbytéral et Conseil du Vicariat).

b) Le Centre pastoral, installé chaussée de Bruxelles 67 à Wavre, abrite non seulement les bureaux de l’Évêque auxiliaire, un oratoire, un service de Documentation et des locaux de réunion mais aussi différents services utiles à toutes les personnes engagées dans la pastorale ou la gestion des paroisses : Couples et familles, Nourrir ma foi, Pastorale de la Santé, Pasto­rale des Jeunes, Service Communication, Service de la Catéchèse, Tous disciples en mission et le Service du Temporel (Fabriques d’églises et AOP).

c) Ce Service du Temporel (Fabriques d’églises et AOP) du Brabant wallon dépend directement de l’Archevêché de Malines-Bruxelles (Vicariat pour la gestion du Temporel). Il intéressera tout particulièrement les membres des Fabriques d’église et les membres des ASBL-AOP (Associa­tion des Œuvres paroissiales) qui prennent plus spécialement en charge la gestion matérielle des paroisses.

Il s’occupe essentiellement de la gestion du patrimoine mobilier et immobilier, dans leurs aspects financiers et juridiques, qu’il s’agisse des paroisses (Fabriques d’église et AOP) mais aussi des doyennés, des Unités pastorales, du Vicariat du Brabant wallon et de différentes ASBL.

Dans le but d’ informer des dernières directives diocésaines pour la gestion des Fabriques d’église et des ASBL-AOP, il publie régulièrement des actualités auxquelles on peut s’abonner sur la page d’accueil de son site web.

d) Le Vicariat du Brabant wallon travaille aussi en collaboration avec d’autres organismes qui peuvent être utiles dans des aspects plus spécifiques de la vie paroissiale : par exemple Entraide et Fraternité, le CIPAR (Centre Interdiocésain du Patrimoine et des Arts Religieux), Parcum (Centre d’expertise pour l’art religieux), la Fondation « Eglises Ouvertes » ou encore les services du Temporel des autres diocèses.

2. Les paroisses.

a) Le droit canon (CIC 515 §1) définit la paroisse comme une « communauté précise de fidèles constituée d’une manière stable (…) dont la charge pastorale est confiée au curé1 (…) sous l’autorité de l’évêque diocésain. ».

b) Les paroisses du Brabant wallon, érigées par les Archevêques de Malines-Bruxelles, bénéficient toutes de la reconnaissance civile par l’ État belge et, désormais, par la Région wallonne.

Cette reconnaissance civile a pour effet :

  • la prise en charge par l’ État fédéral de la rémunération et la pension du (ou des) ministre(s) du culte (curé, desservant, chapelain, vicaire et plus récemment certains anima­teurs pastoraux ou animatrices pastorales) attaché(s) à la paroisse civilement reconnue ;
  • la mise en place d’une Fabrique d’église destinée à gérer le temporel du culte de la paroisse et disposant, pour ce faire, de droits (supplément communal en cas d’insuffisance de reve­nus) et d’obligations (gestion soumise à la tutelle).

c) Pour les communes, la reconnaissance civile d’une paroisse fait également naître des obligations, à savoir :

  • suppléer à l’insuffisance des revenus de la Fabrique d’église pour les dépenses mises légale­ment à leur charge ;
  • fournir au desservant un presbytère ou, à défaut, un logement ou, encore à défaut, une indemnité de logement, et cela même si la Fabrique d’église a les moyens financiers de prendre cette obligation à sa charge ;
  • financer l’entretien et les réparations des édifices affectés au culte.

En contrepartie de ces obligations, les communes exercent un pouvoir de tutelle (compétence d’approbation) sur les comptes et budgets des Fabriques d’église (voir chapitre 3.3).

d) Il est important de relever que les paroisses même reconnues civilement ne disposent pas de la personnalité juridique. Cela entraîne pour conséquence que la gestion matérielle d’une paroisse s’opère à deux niveaux :

  • au niveau du culte : par la Fabrique d’église (voir chapitre 3.2) ; la Fabrique d’église est une entité publique dont le rôle essentiel est de veiller à l’entretien et à la conservation de l’église et du presbytère ainsi que de régler les dépenses et pourvoir aux moyens néces­saires à l’exercice du culte ;
  • au niveau des autres activités paroissiales : par l’ Association des Œuvres paroissiales (AOP) et la section-AOP de la paroisse (voir chapitre 2.1) ; l’AOP est une entité privée constituée en ASBL qui a pour mission de financer tout ce qui touche les autres aspects de la vie paroissiale : pastorale, catéchèse, mouvements de jeunesse, salles paroissiales, service de la diaconie, …

L’Archidiocèse de Malines-Bruxelles exerce à leur égard une double tutelle : civile pour les Fabriques et canonique pour les ASBL-AOP.

3. Regroupements de paroisses.

a) Les paroisses sont regroupées en doyennés sous la responsabilité d’un doyen dont le rôle est essentiellement pastoral : le doyen porte le souci de la communion entre les prêtres, les diacres et animateurs pastoraux ou animatrices pastorales, de la communication entre les Unités pasto­rales et les instances vicariales ainsi que de la formation permanente des responsables pasto­raux du doyenné. Le doyen intervient peu dans la gestion matérielle des paroisses mais conserve néanmoins à ce niveau trois fonctions importantes :

  • une fonction de représentation auprès des autorités publiques, en collaboration avec le responsable du Temporel du Vicariat ;
  • une fonction de contrôle lors de l’installation d’un nouveau desservant dans une paroisse : il appar­tient aux doyens de s’assurer que le logement soit conforme et accueillant et de véri­fier qu’une convention (comprenant aussi un état des lieux) est bien signée pour l’occupation de la cure entre le nouvel occupant, la Fabrique d’église et la section-AOP de la paroisse ;
  • une fonction de présidence de l’Assemblée générale et de l’ Organe d’Administration de l’ASBL-AOP région de …

b) Certaines paroisses sont aussi regroupées de façon officielle et stable en Unités pasto­rales (UP) créées par l’ Évêque auxiliaire du Brabant wallon pour prendre de nouvelles initiatives dans certains domaines de la pastorale appelés « Pôles ». La gestion finan­cière des Unités pastorales est réalisée dans le cadre des ASBL-AOP (voir chapitre 2.1). En fonction de leur taille et de l’importance de leurs activités, ces UP peuvent mettre en place un Conseil écono­mique chargé d’assurer la gestion temporelle et le financement des activités de l’UP.

1Dans la suite de ce Vademecum, desservant est le terme générique qui recouvre aussi bien les vocables de curé, d’administrateur paroissial, de ministre du culte que de desservant proprement dit.

Dernière mise à jour de cette page : 29/10/2021

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