Un appel des Musées Royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles

Plats ou de bassins de quête ou d’offrandes, produits en laiton ou en cuivre, plus ou moins profonds, généralement décorés au centre de scènes bibliques ou d’ornements végétaux ou géométriques.

Le projet PROMATECH (Production, matériaux et techniques des bassins décorés en alliage cuivreux d’Europe du nord du XVe au XVIIe siècle) vise à étudier un type d’objet méconnu, issu des ateliers de dinanderie, qui a valu à la Belgique, dès la période médiévale, une renommée internationale.

Afin d’obtenir un aperçu le plus précis possible de la production, une partie du projet est consacrée à l’inventaire de ces objets dans les églises dans lesquels ils ont été donnés ou légués dès la fin du XVe et jusqu’à la fin du XVIIe siècle. Ce répertoire minutieux est destiné à permettre de cartographier leur présence sur le territoire belge.

Les Musées Royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles sollicitent votre aide afin d’enrichir et de compléter cette enquête, dans le but de mettre en valeur ce patrimoine inestimable. Et ce de deux manières différentes :

  • en signalant la présence d’un ou plusieurs plats ou bassins dans l’église dont vous avez la charge ;
  • en communicant certaines informations : la façon dont les objets sont entrés en possession de l’église, si vous la connaissez ; la présence sur les objets d’ inscriptions gravées, de dates ou de poinçons.

La personne à contacter est Madame Anne-Clothilde DUMARGNE, assistante scientifique au projet PROMATECH, dont voici les coordonnées :

  • tél. : 02 741 73 40 ;
  • courriel : a.c.dumargne@gmail.com ;
  • courrier : MUSEES ROYAUX D’ART ET D’HISTOIRE – Parc du Cinquantenaire 10 – 1000 Bruxelles.

Un tout grand merci pour votre collaboration.

Nos églises et nos presbytères touchés par les inondations

Pour les questions de patrimoine, communiqué et recommandations du Comité de crise.

Nous ne pouvons rester insensibles aux sinistrés des récentes inondations. Nous adressons à chacun un message de courage.

Plusieurs édifices religieux ont également subi de plein fouet des inondations. Là aussi, la solidarité est au rendez-vous. Je cite le président de la Fabrique d’église Saint-Jean-Baptiste à Wavre : « Nous sommes des petits sinistrés par rapport à bien d’autres dans le pays, mais quoiqu’il en soit, toutes ces mains tendues pour nous aider nous ont touchés très profondément, car c’est dans l’adversité que l’on reconnaît ses frères.« 

Suite aux inondations dévastatrices, un « Comité de crise » regroupant des représentants de l’IRPA, de l’AWaP, de la Commission des monuments et sites, de la Fédération W-B, du CIPAR et d’autres « instances patrimoniales » s’est mis en place pour la question du patrimoine touché par les crues.

Voici le communiqué officiel ( françaisnéerlandais ) accompagné d’une liste de contacts utiles et d’une fiche de recommandations pour la préservation des objets endommagés.

Le Centre Interdiocésain du Patrimoine et des Arts religieux (CIPAR) a trois ans !

A cette occasion, son rapport d’activité reprend ses enjeux, ses réalisations et ses projets. Document à lire !

Au cœur d’un monde qui bouge, l’Église réfléchit depuis quelques années à son rôle face à la conservation du patrimoine religieux et à l’importance de celui-ci dans son engagement sociétal d’aujourd’hui. Historiquement et après Vatican ll, elle a souvent mis de côté une partie de son patrimoine. Alors qu’elle a suscité de tout temps des créations sublimes, elle s’est peu souciée de les préserver lorsque celles-ci avaient perdu leur fonction.

Conscients de ces enjeux et de ces difficultés, les évêchés francophones ont mis en place deux opérateurs différents :

  • des services diocésains du patrimoine qui encadrent les fabriques et
  • le CIPAR (avec l’appui de la Région wallonne (AWaP) et de la Fédération Wallonie-Bruxelles).

Le CIPAR a maintenant trois ans !

Pour marquer l’évènement, son équipe a rédigé un rapport d’activité qui fait le bilan de son action et qui lui permet de mettre en lumière les projets qu’elle a concrétisés.

Après une introduction qui remet les enjeux dans le contexte, les missions du CIPAR sont présentées.

  1. La sensibilisation à la promotion du patrimoine,
  2. la politique des inventaires du patrimoine mobilier,
  3. les modalités de conservation du patrimoine mobilier et
  4. la sécurisation des édifices et 5) la formations des acteurs.

Ces différents points sont illustrés d’exemples concrets, de données chiffrées et d’encouragements à poursuivre ces missions pour plusieurs décennies !

Pour découvrir ces informations et plus encore, LIEN.

Pourquoi pas une exposition du CIPAR dans votre église ?

Le CIPAR organise actuellement une exposition itinérante sur les vêtements liturgiques (notamment à Durbuy début août, comme le montre cette affiche).

Cette exposition inédite fait découvrir ce patrimoine très riche, largement méconnu et rarement exposé au public. En 16 panneaux, l’exposition décrit les principaux vêtements liturgiques, leur fonction et leur histoire. Les couleurs des vêtements, leur décor et leur iconographie sont expliqués ainsi que leur rôle dans la liturgie. Des conseils de conservation préventive pour protéger et entretenir ce patrimoine fragile clôturent l’itinéraire. Grâce à cette exposition pédagogique, les thèmes abordés permettent à la fois de découvrir et de mieux comprendre la signification de ces splendeurs cachées, à présent révélées !

Si vous le souhaitez, cette exposition peut être présentée dans votre église. Pour cela, une demande doit être effectuée auprès du CIPAR avec lequel une convention de prêt sera signée (pour en obtenir une copie, cliquer ICI). Le CIPAR a aussi prévu un texte de présentation de cette exposition à destination de la presse de votre région (cliquer ICI pour l’enregistrer).

Pour plus de renseignements, vous pouvez toujours contacter le Service du Temporel (Laurent TEMMERMAN).

Voilà une belle occasion de faire découvrir ce patrimoine liturgique méconnu et aussi de mettre en valeur votre église.