La sécurité des églises paroissiales : une nouvelle action du CIPAR

Vaste réflexion sur la sécurisation des églises : conseils et outils à l’attention des Fabriques et des Communes

 

En concertation avec les diocèses et vicariats francophones, le Centre Interdiocésain du Patrimoine et des Arts Religieux (CIPAR) a mené une vaste réflexion sur la sécurisation des églises paroissiales et propose différents outils de gestion en la matière. L’objectif est d’alerter le grand public et les administrations communales ainsi que d’épauler les responsables locaux.

La protection et la sécurisation des églises représentent un réel défi pour leurs gestionnaires. Ces bâtiments ne répondent pas aux normes qui prévalent actuellement. La baisse de fréquentation impacte la surveillance, l’entretien et les conditions climatiques de conservation du patrimoine mobilier. Les églises sont particulièrement sensibles au risque d’incendies, de dégâts des eaux, de vol et de vandalisme.

Pourtant, ces édifices ont une fonction irremplaçable. Ils sont un lieu de prières et de rassemblement de la communauté. Ils participent également à la transmission de la mémoire, à l’identité du village ou du quartier et marquent le paysage. Les églises doivent rester pour les générations futures des lieux publics, communautaires et accueillants, où chacun peut trouver sa place. Une bonne sécurisation est la condition première pour favoriser leur ouverture.

C’est pourquoi le CIPAR a choisi de consacrer sa cinquième publication thématique à la politique de prévention. La brochure se veut résolument pratique : un outil de référence pour la protection du patrimoine public. Elle est destinée aux responsables locaux des églises – fabriciens, prêtres, sacristains, personnel d’entretien – mais aussi aux administrations communales ainsi qu’à tout acteur souhaitant s’impliquer dans la gestion de sa paroisse. La brochure aborde la réglementation et propose un plan de prévention avec analyse de risques et plan d’urgence. Elle insiste sur l’importance de l’inventaire et analyse les possibilités d’assurance. Les rôles des différents acteurs (fabriques d’église, administrations communales, services diocésains, CIPAR, Police, conservateurs-restaurateurs, etc.) sont rappelés. En parallèle à cet outil de référence, le CIPAR fournit aux fabriques d’église un questionnaire d’auto-évaluation qui les aidera à comprendre le niveau de sécurité de leur église et pallier adéquatement les points faibles pré-identifiés. Celui-ci sera transposé cet été sous forme électronique dans la base de données interdiocésaine.

Dès la rentrée de septembre, le CIPAR proposera des formations sur le terrain à destination des fabriques et des communes.

Informations pratiques :

La brochure est disponible sur commande au prix de 15 euros (hors frais de port) et sera disponible lors des formations organisées dans notre vicariat du Brabant wallon (les dates vous seront communiquées ultérieurement).

Pour de plus amples informations, vous pouvez contacter le Vicariat du Temporel (laurent.temmerman@diomb.be) ou encore le CIPAR (info@cipar.be) et consulter le site CIPAR.

En collaboration avec Vinciane Groessens (CIPAR),
Laurent Temmerman

Echos de la session de formation

La présentation est disponible

Les 4 (à Braine-l’Alleud) et 9 (à Beauvechain) octobre 2021 se sont déroulées les sessions de formation à l’attention des gestionnaires du temporel de nos paroisses (fabriques et AOP).

Les récentes modifications organisationnelles et législatives méritaient bien une communication officielle relative à la nouvelle loi sur le bail à ferme et à la loi sur les ASBL. Nous avons été informés de la nécessité de tenir l’inventaire du patrimoine mobilier et, enfin, nous avons reçu quelques directives diocésaines. Passons tout ceci en revue.

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Laurent Temmerman a abordé la nouvelle loi wallonne concernant le bail à ferme : nouvelles obligations, types de baux, durée, cession, etc.

Les modifications des statuts des ASBL suite à la nouvelle loi ont été exposées, avec brio et un humour certain, par Jean-Claude Flémal.

Laurent Temmerman a rappelé quelques directives diocésaines dont celles concernant les actes soumis à autorisation canonique et/ou à un avis favorable, la gestion des comptes transit, les données de la BCE et l’utilisation de l’adresse « …@diomb.be ».

Le Centre Interdiocésain du Patrimoine et des Arts Religieux (CIPAR) dignement représenté par Elise Philippe a exposé la nécessité de tenir l’inventaire du patrimoine mobilier de nos églises.

Merci à nos orateurs, à la section AOP de l’Ermite – Braine-l’Alleud et à la Commune de Beauvechain pour leur accueil,
à tous les chargés de missions du Vicariat du Brabant wallon pour leur aide discrète et efficace,
et aux personnes présentes et fidèles à nos rendez-vous !

Laurent Temmerman


Les documents présentés lors de cette journée sont accessibles via les liens ci-dessous :

Présentation octobre 2021

Nos églises et nos presbytères touchés par les inondations

Pour les questions de patrimoine, communiqué et recommandations du Comité de crise.

Nous ne pouvons rester insensibles aux sinistrés des récentes inondations. Nous adressons à chacun un message de courage.

Plusieurs édifices religieux ont également subi de plein fouet des inondations. Là aussi, la solidarité est au rendez-vous. Je cite le président de la Fabrique d’église Saint-Jean-Baptiste à Wavre : « Nous sommes des petits sinistrés par rapport à bien d’autres dans le pays, mais quoiqu’il en soit, toutes ces mains tendues pour nous aider nous ont touchés très profondément, car c’est dans l’adversité que l’on reconnaît ses frères.« 

Suite aux inondations dévastatrices, un « Comité de crise » regroupant des représentants de l’IRPA, de l’AWaP, de la Commission des monuments et sites, de la Fédération W-B, du CIPAR et d’autres « instances patrimoniales » s’est mis en place pour la question du patrimoine touché par les crues.

Voici le communiqué officiel ( françaisnéerlandais ) accompagné d’une liste de contacts utiles et d’une fiche de recommandations pour la préservation des objets endommagés.

Le Centre Interdiocésain du Patrimoine et des Arts religieux (CIPAR) a trois ans !

A cette occasion, son rapport d’activité reprend ses enjeux, ses réalisations et ses projets. Document à lire !

Au cœur d’un monde qui bouge, l’Église réfléchit depuis quelques années à son rôle face à la conservation du patrimoine religieux et à l’importance de celui-ci dans son engagement sociétal d’aujourd’hui. Historiquement et après Vatican ll, elle a souvent mis de côté une partie de son patrimoine. Alors qu’elle a suscité de tout temps des créations sublimes, elle s’est peu souciée de les préserver lorsque celles-ci avaient perdu leur fonction.

Conscients de ces enjeux et de ces difficultés, les évêchés francophones ont mis en place deux opérateurs différents :

  • des services diocésains du patrimoine qui encadrent les fabriques et
  • le CIPAR (avec l’appui de la Région wallonne (AWaP) et de la Fédération Wallonie-Bruxelles).

Le CIPAR a maintenant trois ans !

Pour marquer l’évènement, son équipe a rédigé un rapport d’activité qui fait le bilan de son action et qui lui permet de mettre en lumière les projets qu’elle a concrétisés.

Après une introduction qui remet les enjeux dans le contexte, les missions du CIPAR sont présentées.

  1. La sensibilisation à la promotion du patrimoine,
  2. la politique des inventaires du patrimoine mobilier,
  3. les modalités de conservation du patrimoine mobilier et
  4. la sécurisation des édifices et 5) la formations des acteurs.

Ces différents points sont illustrés d’exemples concrets, de données chiffrées et d’encouragements à poursuivre ces missions pour plusieurs décennies !

Pour découvrir ces informations et plus encore, LIEN.